École Lucien-Guilbault

Construction et aménagement d’une nouvelle école

 

École Lucien-Guilbault

Située dans le quartier Saint-Michel à Montréal, l’École Lucien-Guilbault accueille des élèves qui doivent composer avec des difficultés graves d’apprentissage, un retard scolaire important et des troubles associés ou spécifiques (langage, déficit de l’attention, hyperactivité, dyslexie, dysorthographie, déficience motrice légère, dyspraxie, syndromes divers, fragilité émotive et autres). 

 

Objectif 

Il y a six ans, suite à une démarche de planification stratégique, il est devenu évident que notre école, fondée en 1947, était à un tournant de son histoire. L’ouverture d’un programme de 1er cycle du secondaire en 2009 ainsi que les demandes d’admission croissantes l’amenaient à revoir ses approches pédagogiques, sa carte de services et à peaufiner son projet éducatif.

Le manque d’espace au secteur primaire se faisait alors de plus en plus sentir et l’idée d’une nouvelle école où nous pourrions réunir les deux secteurs émergea. En septembre 2015, moins d’un an après l’obtention du permis de construction, eut lieu l’inauguration du nouvel établissement scolaire innovant et adapté à la réalité de ses élèves.

Description

Un rêve devenu réalité! C’est donc en équipe, grâce à l’expérience de notre personnel que nous avons eu l’immense privilège d’élaborer et de concevoir une école du 21e siècle où des conditions gagnantes ont été réunies afin que nos élèves puissent évoluer et se développer de façon optimale. En effet, en raison des besoins spécifiques des élèves qui évoluent à notre école, le milieu pédagogique devait être personnalisé.

Les difficultés vécues par les élèves ne pouvaient être résolues par une reproduction des façons de faire existantes. Il était donc primordial, tout au long de la construction, de nourrir la réflexion collective afin d’atteindre le but espéré. C’est par des visites dans des milieux scolaires inspirants, le visionnement de quelques reportages sur des milieux innovants, les réflexions amenées par la direction, les architectes, les ergothérapeutes, les enseignants et les intervenants que nous avancions dans l’idéation de notre nouveau milieu. Après de nombreuses ébauches, nous avons fini par arriver au plan qui respectait toutes nos conditions d’efficiences et d’optimisation.

Lors de la construction de l’école, les élèves du secondaire ont eu le privilège d’observer toutes les étapes de construction du bâtiment. Ils eurent la chance de visiter le chantier une trentaine de fois et de discuter régulièrement avec le chargé de projet du chantier.

 

Retombées

La construction du nouveau bâtiment fut l’occasion de regrouper le secteur primaire et celui du 1er cycle du secondaire tout en optimisant l’offre de services complémentaires (neuropsychologie, ergothérapie, orthophonie, orthopédagogie, psychoéducation) et le partage de locaux (ex. : gymnase double). De ce fait, la capacité d’accueil de l’école s’est accrue lui permettant de mieux répondre à la demande croissante de ses services.

Notre école accueille désormais 261 élèves (165 élèves au secteur primaire, 96 étudiants au 1er cycle du secondaire). Les jeunes sont regroupés selon leur âge, leur niveau académique et leur profil d’apprentissage. Au primaire, les élèves sont âgés de 6 à 12 ans et le ratio des 13 groupes varie entre 10 et 14 élèves par classe. Au secondaire, les étudiants sont scolarisés jusqu’à l’âge de 16 ans et le ratio est de 16 élèves par classe.

La mise en place des milieux de vie présente de nombreux avantages:

  • procure un environnement propice à l’accueil des élèves afin de s’assurer de leur bien-être;
  • apporte un sentiment de sécurité chez l’élève;
  • crée un sentiment d’appartenance propre au milieu;
  • favorise la socialisation et la communication;
  • facilite l’encadrement des élèves;
  • augmente la cohérence entre les attentes et les règles établies puisque les intervenants se consultent plus facilement au sein de leur milieu;
  • encourage la collaboration entre les enseignants (ex. : planification, coenseignement, décloisonnement, etc.) pour les matières autres que le français et les mathématiques;
  • diminue les déplacements collectifs dans l’école et favorise la transition entre les cours;
  • regroupe l’ensemble des élèves d’un niveau scolaire semblable;
  • permet aux élèves de se voir évoluer et de vivre une progression dans leur cheminement d’un milieu de vie à l’autre.

 

Contact

Brigitte Raymond

Tél.

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Compétences

Posté le

mai 25, 2017